mardi 16 mai 2023

Les questions sur la collecte des données

Nature des données 

- Quelles sont les données dont j’ai besoin pour répondre à la problématique ? 

- Le type de données est-il adapté à la Méthode d’analyse retenue ? 


Mode de collecte des données

- Le mode de collecte des données est-il adapté à la problématique ?

- Permet-il de recueillir les données dont j’aurai besoin pour effectuer les Traitements que j’envisage ? 


Nature du terrain d’observation et de l’échantillon 

- Le terrain choisi permet-il de répondre à la problématique ?

- La taille de l’échantillon est-elle suffisante pour l’analyse que je souhaite mettre en œuvre ?

- La composition de l’échantillon pose-t-elle des problèmes en termes de validité de la recherche ? 

Sources de données 

- L’interlocuteur ou les interlocuteurs choisis sont-ils aptes à me donner toute l’information dont j’ai besoin ? 

- Y a-t-il d’autres interlocuteurs possibles ?

- Si oui, ceux que j’ai choisis sont-ils les meilleurs ? 

- Si oui, est-il intéressant d’interroger aussi ces autres interlocuteurs ?

- Est-il important de réunir des données sur moi-même et si oui, lesquelles et pourquoi?

- Les données secondaires correspondent-elles à celles que je recherche ?

- Y a-t-il d’autres sources possibles et, si oui, sont-elles préférables ?

- M’est-il possible d’améliorer ces données avant de les traiter ? 

Faisabilité 

- Le coût et la durée du recueil de données est-il acceptable pour moi ? 

- Si le recueil est trop lourd, est-il possible d’en sous-traiter une partie ?

- Le mode de recueil de données nécessite-t-il une formation particulière ?

- Si oui, ai-je ces compétences ou puis-je les acquérir ?

- Mon terrain et les personnes que je souhaite interroger sont-ils accessibles ? Si oui, pendant combien de temps le sont-ils ?

- Le mode de recueil de données choisi est-il acceptable pour le terrain et les personnes interrogées ou observées (sur le plan éthique, ainsi qu’en termes de forme, de durée...) ? 


mercredi 10 mai 2023

La collecte des données (suite 2)

Il convient aussi de s’assurer que le terrain d’observation ne pose pas de problèmes de validité par rapport à la problématique. Par exemple, les résultats d’une étude portant sur les différences interculturelles dans les styles de management entre la France et l’Allemagne risquent de comporter un biais si le chercheur a inclus dans son échantillon des entreprises appartenant à des multinationales américaines. 

Il faut aussi vérifier que la taille de l’échantillon est suffisante pour pouvoir mettre en œuvre la méthode d’analyse choisie. Il convient également de définir la structure de l’échantillon - ou des échantillons - qui aura un impact sur la validité de la recherche 

La source des données est également à prendre en considération. En effet, lors d’une enquête par questionnaire, certaines caractéristiques des répondants peuvent orienter les réponses obtenues : leur position hiérarchique ou fonctionnelle, par exemple. Ainsi, dans le cadre d’une étude sur les caractéristiques des systèmes de contrôle de gestion, un questionnaire envoyé à la direction financière d’une grande entreprise renseignera sur les dispositifs formels mis en place, mais ne permettra pas de savoir comment ces dispositifs sont effectivement utilisés par les responsables opérationnels, ni s’ils leur donnent satisfaction. Il convient donc de s’assurer que le répondant choisi est apte à communiquer les éléments que l’on souhaite recueillir. De même, l’utilisation de données secondaires telles que des séries statistiques ou des bases de données nécessite de s’interroger sur l’adéquation des données collectées par rapport à celles recherchées. En effet, des libellés identiques peuvent cacher des réalités différentes en fonction de la définition précise des éléments pris en compte dans les indicateurs et de la manière dont ils ont été recueillis. Dans le cas de séries temporelles, on pourra également vérifier que la définition retenue et le mode de collecte n’a pas changé au cours du temps. Par exemple, une baisse constatée dans la série temporelle des effectifs d’une entreprise peut être le reflet d’une baisse des effectifs, mais elle peut également provenir d’une modification dans la définition des effectifs comptabilisés qui n’inclut plus certaines catégories de personnel telles que la main-d’œuvre temporaire. 


Contrairement aux autres éléments de la recherche, les choix concernant le recueil des données ne sont pas seulement dictés par des considérations de cohérence. En effet, le recueil des données pose souvent des problèmes pratiques qui conduisent à réviser le schéma idéal que l’on s’était fixé.  Il est nécessaire, par exemple, de s’assurer que la durée de la collecte de l’information est raisonnable, et que l’on dispose de moyens financiers suffisants pour réaliser cette collecte. Ainsi, si la réalisation de 40 études de cas est nécessaire pour répondre à la problématique, le recours à des assistants semble utile pour préserver une durée de recherche acceptable. En cas d’impossibilité, il sera plus prudent de réviser le design de recherche, voire de réduire la problématique envisagée en termes de champ d’application ou d’objectif. De même, dans le cadre d’une recherche sur les différences liées au contexte national, les coûts de traductions ou de déplacements peuvent être prohibitifs et conduire le chercheur à limiter le nombre de pays pris en compte. 


mercredi 3 mai 2023

La collecte des données (suite)

On peut décomposer le recueil de données en quatre éléments principaux : la nature des données collectées, le mode de collecte de données, la nature du terrain d’observation et de l’échantillon et les sources de données. Chacun de ces éléments doit pouvoir être justifié au regard de la problématique et de la méthode d’analyse choisie, de manière à montrer la cohérence de l’ensemble, en tenant compte, de plus, de la faisabilité des choix effectués. 

Identifier les informations nécessaires pour répondre à la problématique suppose que le chercheur connaisse la théorie ou les théories susceptibles d’expliquer le phénomène étudié. Ceci semble évident pour des recherches qui se proposent de tester des hypothèses grâce à des données recueillies par questionnaires, mais peut aussi concerner une démarche inductive destinée à explorer un phénomène. Encourager à commencer très tôt la collecte des données d’une étude de cas est le plus mauvais conseil qu’on puisse donner. Même pour les recherches exploratoires, la pertinence des données recueillies, tout comme le choix des interlocuteurs ou des sites d’observation, dépend en partie de la compréhension préalable qu’aura le chercheur de son objet d’étude. Cette compréhension s’appuie notamment sur les théories existantes dans le domaine étudié. 

Cependant, il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse qui consisterait à ne pas oser aller sur le terrain sous prétexte que des incertitudes demeurent. L’intérêt majeur d’une étude exploratoire étant l’apport d’éléments nouveaux, cela suppose que tout ne puisse pas être préalablement expliqué par la littérature. 

Le mode de recueil des données doit permettre de réunir toutes les informations pertinentes pour répondre à la problématique. Tout comme les méthodes d’analyse, il en existe un grand nombre : questionnaire fermé, observation, protocoles verbaux, entretien ouvert... Certains sont mieux adaptés que d’autres pour collecter un type donné d’information et tous comportent des limites. Un mode de recueil inadéquat peut, lui aussi, conduire à invalider toute la recherche. Par exemple, un questionnaire fermé auto-administré sur un échantillon aléatoire de managers est inadapté pour une recherche qui se propose d’étudier un processus de décision subtil et intangible. Le mode de recueil des données n’est pas nécessairement unique ; plusieurs peuvent être mobilisés simultanément pour augmenter la validité, la fiabilité ou, plus généralement, la qualité des données. Par exemple, des entretiens a posteriori risquent de s’avérer insuffisants pour reconstituer une chronologie d’actions en raison de problèmes liés à la mémoire des répondants. Dans ce cas, l’on peut envisager dès le départ une collecte de documents pour compléter les données issues d’entretiens ou pour les vérifier selon le principe de la triangulation des données. 


jeudi 20 avril 2023

La collecte des données (phase 2 du processus de la recherche)

Il existe une grande variété de méthodes d’analyse des données tant quantitatives que qualitatives. Chacune possède une finalité qui lui est propre (comparer, structurer, classer, décrire...) et qui conduit à mettre en lumière certains aspects du problème étudié. Le choix d’une méthode d’analyse dépend donc de la question et du type de résultat souhaité. Comme nous l’avons déjà indiqué, aucune méthode n’est supérieure à une autre dans l’absolu. La complexité de l’analyse n’est pas un gage de meilleure qualité de la recherche. En effet, une méthode d’analyse complexe n’est pas nécessairement la mieux adaptée. 

Chaque méthode d’analyse repose sur des hypothèses qui limitent ses conditions d’utilisation. Chacune comporte un ensemble de contraintes concernant la nature des données, le nombre d’observations nécessaires ou encore la loi de distribution des observations. Le choix d’une méthode d’analyse suppose donc que l’on connaisse parfaitement ses conditions d’utilisation, de manière à pouvoir déceler à l’avance les éléments susceptibles de la rendre inutilisable dans le cadre de la recherche envisagée. L’exploration de diverses méthodes n’est pas indispensable mais présente quelques avantages. Comparer différentes méthodes permet, en effet, le cas échéant, d’en identifier d’autres qui seraient plus adaptées que celle choisie a priori. C’est également un moyen de mieux éclairer les conditions d’utilisation d’une méthode et d’en comprendre plus facilement les limites. Dans tous les cas, procéder de la sorte permettra de rassembler les éléments nécessaires pour justifier les choix que l’on aura effectués. 
Identifier au préalable les limites de la méthode permet aussi d’envisager dès le départ l’utilisation d’une méthode complémentaire qui viendra combler les déficiences de la première et pourra renforcer les résultats de la recherche. Dans ce cas, il convient de vérifier l’absence d’incompatibilité entre les deux et de tenir compte des contraintes de chacune des méthodes retenues. 

Les questions sur la méthode 

- La méthode retenue permet-elle de répondre à la problématique ?
- La méthode retenue permet-elle d’arriver au type de résultat souhaité ?
- Quelles sont les conditions d’utilisation de cette méthode ?
- Quelles sont les limites ou les faiblesses de cette méthode ?
- Quelles sont les autres méthodes possibles pour répondre à la problématique ? 

Au cours de cette phase, le chercheur explique et justifie les méthodes et les instruments qu’il utilisera pour appréhender et collecter les données, en réponse aux questions posées. 
Le chercheur précise également les caractéristiques de la population (groupe humain ou non) sur laquelle il va travailler et à laquelle il va arracher les informations. Il décrit enfin le déroulement de la collecte des données et indique le plan d’analyse des données. 
 
Décrire le déroulement de la collecte des données 

Le chercheur prévoit et décrit autant que possible les problèmes que pourrait soulever le processus de collecte de données.  Un plan de recherche doit avoir prévu la façon d’organiser le déroulement : quelle population sera interrogée, qui précisément sera soumis à l’enquête, quelle sera la taille de l’échantillon, de quelle façon on interrogera, quelles dispositions administratives ont été prises, de combien d’enquêteurs disposera-t-on, quelles logistiques à disposition, quels sont les obstacles prévisibles à contourner...

vendredi 14 avril 2023

La revue de littérature

Recenser les écrits et autres travaux pertinents 


Dans cette partie, le chercheur montre qu’il connait bien les autres auteurs et les œuvres qui ont, avant lui, d’une manière ou d’une autre, abordé le domaine et le sujet de recherche qui sont les siens. Il s’agit de passer en revue l’ensemble des écrits (revue de littérature) ou autres ouvrages pertinents, c’est-à-dire ceux qui correspondent aux préoccupations majeures de cette recherche, et sélectionner puis organiser intelligemment. 

La construction d’une revue de littérature part de la question de recherche qu’on s’est donnée. C’est pour cette raison d’ailleurs que cette question de recherche doit être clairement formulée. 

Une fois ces orientations précisées, il faut sélectionner les ouvrages qui se réfèrent au thème de l’étude et à la question de recherche ou qui portent sur des problématiques liées à la question de recherche. Pour effectuer ces lectures, il faut observer quelques principes : 

- Partir toujours de la question de recherche

- Rechercher des documents qui présentent surtout des analyses et non uniquement des statistiques - Recueillir des textes qui donnent des approches diversifiées du problème que l’on veut étudier

- Elaborer une grille de lecture. 

lundi 10 avril 2023

La construction de l'objet de recherche (Phase 1 du processus)


Pour mener à bonne fin une recherche, il faut bien penser, bien réfléchir, bien identifier un problème précis, poser une question centrale. Les étapes de la phase de construction de l’objet sont les suivantes : 

Choisir le thème 

Le chercheur commence par laisser naître en lui une idée avec laquelle il “jongle” pour orienter sa recherche. L’idée peut lui venir d’une observation, de ses expériences personnelles dans la vie courante ou dans la vie professionnelle, ou des écrits se rapportant au domaine d’étude, ou d’une insatisfaction par rapport à ce domaine particulier. La connaissance des travaux existants lui permet de savoir si une recherche est envisageable dans le domaine et peut lui suggérer le type de question à poser et le sujet précis à étudier empiriquement. 

Choisir et formuler un problème de recherche 

Avant de pouvoir choisir une technique d’enquête, le chercheur doit avoir perçu en amont un “problème” à élucider, à étudier par sa recherche. C’est une étape essentielle du processus de recherche. On élabore donc une problématique après avoir “cerné ce qui fait problème”. 
En s’appuyant sur les lectures (consultation d’ouvrages et travaux), et les observations préliminaires de terrain, le chercheur formule un problème de recherche, c’est-à-dire qu’il développe et articule par un enchaînement d’arguments la traduction d’une préoccupation majeure, l’expression de “ce qui pose problème”, de “ce qui fait problème”, et qui mérite d’être étudié, élucidé”. 
La formulation du problème permet de spécifier (là ou) les questions pertinentes par rapport à l’objet d’étude.

Problématiser : Enoncer les questions de recherche 

La problématique est la présentation d’un problème sous différents aspects. C’est l’art de poser des questions pertinentes. C’est ainsi la capacité de faire surgir du thème et du problème des questionnements. 
La problématique relève de la conceptualisation, de la conception, du traitement théorique de l’objet d’étude. Elle réside dans l’effort de construction, d’agitation d’idées, de pensées, de théories sures “ce qui fait problème” dans un sujet. Elle concerne un objet de préoccupation identifié, passé au crible des questions et des objectifs. 

• Les questions de recherche
Il n’y a pas de recherche là où l’on ne pose pas de question. Einstein a pu dire que la science est bien moins dans la réponse que dans les questions que l’on se pose. 
Les questions de recherche sont des énoncés interrogatifs qui formulent et explicitent le problème identifié. Une fois le problème de recherche identifié et formulé dans la forme d’énoncé affirmatif, le chercheur procède à un retournement (conversion) du problème sous forme d’énoncé interrogatif écrit au présent de l’indicatif. Il s’agit de soulever et de poser explicitement la question principale ou centrale et les questions complémentaires (autant que nécessaires pour compléter et clarifier la principale ou pour exprimer intégralement le problème de recherche). 

Les questions permettent d’agiter le problème sous tous les angles ou aspects pour l’expliciter et mieux l’appréhender. Sans question, il n’y a pas de recherche. 

La question de recherche doit avoir les qualités suivantes : 

- La clarté et la précision : cette première qualité suppose que la question de recherche ne soit ni longue ni ambiguë, ni vague. C’est quelque chose de précis, de lisible et de cohérent ; 

- Il faut que la question de recherche soit réaliste et pratique : cette deuxième qualité indique que le chercheur en formulant sa question de recherche doit tenir compte d’un certain nombre de contraintes comme par exemple : 

Son niveau de connaissance et de compétence. Il doit se poser la question suivante : suis-je suffisamment formé et informé sur le domaine concerné ? 
Les ressources en temps, en moyen matériel et financier : le chercheur doit résoudre la question de leur disponibilité. 

Les objectifs de recherche 
Les objectifs sont des déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise, cherche à atteindre. Ils expriment l’intention générale du chercheur ou le but de la recherche et spécifient les opérations ou actes que le chercheur devra poser pour atteindre les résultats escomptés. 

mardi 4 avril 2023

La démarche abductive

Le processus de recherche


« L’abduction est un processus inférentiel (en d’autre termes, une hypothèse) qui s’oppose à la déduction, car la déduction part d’une règle, considère le cas de cette règle et infère automatiquement un résultat nécessaire. Un bon exemple de déduction est :

(i) Chaque fois que A frappe, alors B bouge la jambe

(ii) Mais A a frappé

(iii) Alors B a bougé la jambe


Supposons maintenant que j’ignore tout cela et que je vois B bouger la jambe. Je m’étonne de cet étrange résultat (iii). En me fondant sur des expériences précédentes connues en divers domaines (par exemple j’ai noté que les chiens glapissent quand on leur marche sur la patte), je tente de formuler une règle encore inconnue (i). Si la règle (i) était valable et si (iii) était le résultat d’un cas (ii), alors (iii) ne serait plus surprenant. 


Evidemment, mon hypothèse devra être  mise à l’épreuve  pour pouvoir être transformée en une loi, mais il y a de nombreux cas où je ne cherche pas des lois universelles, mais une explication capable de désambiguïser un événement communicatif isolé… l’abduction est un procédé typique par l’intermédiaire duquel on est en mesure de prendre des décisions difficiles lorsque l’on suit des instructions ambiguës. »  (Eco, 1990)


« L’abduction est l’opération qui, n’appartenant pas à la logique, permet d’échapper à la perception chaotique que l’on a du monde réel par un essai de conjecture sur les relations qu’entretiennent effectivement les choses (…). L’abduction consiste à tirer de l’observation des conjectures qu’il convient ensuite de tester et de discuter » (Koenig, 1993).














lundi 15 novembre 2021

Les dimensions culturelles d'Hofstede

 La culture d'un pays se trouve définie selon 4 dimensions:

- L'importance de la distance hiérarchique

- L'orientation individualiste ou communautaire

- La relation à l'incertitude et à l'ambiguïté

- L'orientation masculine ou féminine des valeurs


Ces dimensions vont avoir une influence sur le style de direction des entreprises, la motivation des salariés, les structures et les manières d'appréhender et de gérer l'incertitude au sein des organisations







lundi 25 octobre 2021

Bibliographie

- Chevrier S (2010), Le management interculturel, Que sais-je ?, 2ème édition.
- Davel E.,Dupuis J-P . et Chanlat J-F. (2008), Gestion en contexte interculturel,  Presses Universitaires de Laval.
- d'Iribarnes P . (1989), La logique de l'honneur, Editions du seuil.
-d'Iribarnes P., Henry A., Segal J-P . Chevrier S. et Globokar T. (1998), Cultures et mondialisation, Editions du seuil.
- Meier O. (2010),  Management interculturel, Dunod, 4ème édition.

La culture d'entreprise


I. La notion de culture appliquée à l'entreprise

Définition: Ensemble des manières de penser et d'agir communes aux membres d'une même organisation

Caractéristiques clés: 
- phénomène collectif
- Activité symbolique omniprésente
- Notion d'apprentissage et de transmission
- Cohérence interne
- Evolue avec le temps
- Un "dedans" par rapport à un " dehors"

Les rôles: 
- Interne: facteur d'intégration
- Externe: facteur de différenciation par rapport à l'environnement

Les différentes couches culturelles:
- Les règles et les procédures
- Croyances valeurs et normes
- Les postulats implicites

II. Comment se forme la culture d'entreprise

Les facteurs qui influencent la culture d'entreprise:
- La culture nationale
- La culture régionale
- La culture professionnelle
- Les caractéristiques individuelles des dirigeants
- Les événements vécus par l'entreprise





lundi 11 octobre 2021

Chapitre 1 Culture et identité

 Section I: Qu'est ce que la culture?

1. Conception restrictive de la culture 
Savoir transmis par des institutions et valorisé par un groupe particulier 

2.  Définition psycho-antropologique
- Ensemble de significations propres  à un groupe qui apparaissent comme valeurs et donnent naissance à des règles et à des normes que le groupe conserve et s'efforce de transmettre et par lesquelles il se particularise, se différencie des groupes voisins.
Ensemble de significations que tout individu est amené à assimiler, à recréer pour lui tout au long de sa vie 
- La culture c'est surtout et d'abord ce qui se fait et ce qui existe comme ayant du sens dans une communauté particulière
- C'est ainsi que l'individu qui s'est approprié ces formes en s'y identifiant, acquiert une identité culturelle 

3. Edward T. HALL
Il analyse la culture en tant que communication
C'est l'ensemble des pratiques d'une société résultant des multiples processus de communication
" la plupart  des difficultés des gens entre eux se rapportent à la déformation de la communication
La culture est imposée à l'homme 
La culture fait le lien entre les hommes et leurs moyens d'intéraction
La culture lie les hommes de manière inconsciente" 

(le langage silencieux)

4. Geert HOFSTEDE
La culture est un logiciel de l'esprit qui nous guide dans nos intéractions quotidiennes
C'est toujours un phénomène collectif  car il est au moins partiellement partagé avec les gens qui vivent ou qui vivaient dans le même milieu social qui est l'endroit où la culture a été apprise ou acquise.
 Il s'agit de la programmation collective de l'esprit qui distingue les membres d'un groupe ou d'une catégorie de personne d'une autre catégorie.

Section II : Qu'est ce que l'interculturalité?

- L'ensemble des relations et intéractions entre des cultures différentes
- Elle implique des échanges réciproques
- Elle est fondée sur le dialogue, le respect mutuel et le souci de préserver l'identité de chacun
- L'interculturel est un principe d'ouverture

- L'interculturalité est différente de la multiculturalité 

- les relations interculturelles vont faire émerger des phénomènes d'acculturation

- Le simple regroupement de personnes originaires de différentes cultures ne suffit pas à créer des apprentissages interculturels


Section III : Qu'est ce que le management interculturel?

- Ensemble des stratégies ou modes de gestion des hommes ou des marchés qui prennent en compte les cultures nationales des interlocuteurs (clients, personnel, partenaires, pouvoirs publics, opinion publique)

mercredi 13 janvier 2021

Cours 13 janvier

 

Participer à la réunion Zoom

https://us02web.zoom.us/j/85427840348?pwd=UXoxMDJxZVlBSkJ3KytUMzJHQVp2dz09


ID de réunion : 854 2784 0348

Code secret : 687675


Etude de cas